

KOKORO : La Voie de Toshiro Suga — Une série inédite en 5 épisodes
30 avril 2026


Il y a des moments dans la vie d’un club qui dépassent la simple remise de diplôme.
Landerneau en a vécu un.
Ce qui frappe ceux qui pratiquent à ses côtés au dojo Shobukan, ce n’est pas l’éclat. C’est l’inverse : la régularité, la présence, cette façon d’être là semaine après semaine sans fanfare ni revendication, avec ce degré d’exigence envers soi-même que les vrais maîtres reconnaissent entre eux.
Sur le tatami, Muriel enseigne, corrige, guide. Et dans le même mouvement, elle continue d’apprendre. Cette humilité n’est pas une posture. C’est l’une des vertus cardinales de l’Aïkido, et l’une de celles qu’elle incarne le plus naturellement.
L’histoire de Muriel ne peut pas se raconter sans celle de l’homme qui partage sa vie comme il partage le tatami : Dominique Caudan, son mari et co-enseignant. Ensemble, ils forment une complémentarité rare, chacun poussant l’autre dans l’exigence et la justesse.
Ce 5e dan est aussi le fruit d’une vie construite à deux autour d’un idéal commun : transmettre l’Aïkido avec sincérité, et le pratiquer jusqu’au bout.
Le Shobukan Landerneau n’est pas seulement un lieu où l’on apprend à tomber et à se relever. C’est la preuve qu’un club de ville, en Finistère, peut porter une pratiquante dont la valeur est reconnue par les plus hautes instances fédérales.
Muriel Caudan en est désormais la démonstration vivante.
Muriel Caudan pratique et enseigne l’Aïkido au club Shobukan de Landerneau. Elle est membre du Comité Départemental d’Aïkido et de Budo du Finistère.
L’Aïkido est une pratique sans compétition, ouverte à toutes les femmes, quel que soit l’âge ou le niveau. Le Shobukan de Landerneau accueille les débutantes. Muriel elle-même enseigne sur ce tatami.
La première séance, c’est souvent la plus difficile à franchir.